Un callbot répond au téléphone à la place de votre équipe, ou appelle vos contacts pour elle. Le mot recouvre pourtant des outils très différents. Un menu à touches, un script figé et un agent qui comprend une phrase libre portent parfois le même nom.

Résultat : on compare des offres qui ne font pas la même chose. Ce guide range callbot, voicebot, chatbot, SVI et agent vocal IA dans un seul tableau. Il montre aussi ce que chaque génération d’outil laisse passer, puis comment choisir le vôtre.

Il s’appuie sur plus de 3,4 millions d’appels traités par nos agents IA. En moyenne, ils ont décroché 99 % des appels entrants. Vous verrez enfin comment fonctionne un agent vocal IA, avec l’exemple de Léa, l’agent de Starleads.

Qu’est-ce qu’un callbot ?

Un callbot est un programme qui mène une conversation téléphonique à la place d’une personne. Il décroche les appels entrants ou appelle lui-même vos contacts, et il répond à la voix.

Le mot vient de l’anglais : « call » pour l’appel, « bot » pour le programme. Il désigne un usage, le téléphone. La technologie, elle, varie : un callbot peut suivre un script très simple. Il peut aussi s’appuyer sur un modèle de langage, l’IA qui comprend et rédige des phrases.

Dans une entreprise, on lui confie surtout trois rôles :

  • accueillir : décrocher, comprendre le motif de l’appel et orienter vers le bon interlocuteur ;
  • renseigner : donner une réponse courante, comme des horaires, un tarif ou l’état d’un dossier ;
  • appeler : rappeler un lead, relancer un devis, confirmer un rendez-vous.

Un callbot IA appartient à la génération la plus récente : il repose sur un modèle de langage. L’appelant ne choisit plus dans une liste : il explique ce qu’il veut, avec ses mots. Chez Starleads, nous l’appelons agent vocal IA.

Callbot, voicebot, chatbot, SVI : le tableau des différences

Ces cinq termes se croisent dans les offres et les comparatifs. Certains décrivent un canal, d’autres une technologie. Le tableau les range selon ce que vit l’appelant.

TermeCanalCe que dit l’appelantCe que fait l’outilSa limite
SVI (serveur vocal interactif)Téléphone, appels reçusIl tape une touche, parfois un mot courtLit un menu, oriente vers un service ou un message enregistréHors du menu, l’appelant ne trouve pas sa demande
CallbotTéléphone, appels reçus et passésIl répond aux questions, ou décrit sa demandeMène l’échange à la voix, selon un script ou un modèle de langageTout dépend de sa génération : à script, il bloque hors des mots prévus
VoicebotToute interface vocale : téléphone, application, enceinte connectéeIl parleComprend la voix et répond à voix hauteLe mot est large : il ne dit rien de la qualité de compréhension
ChatbotL’écrit : site, messagerieIl écritRépond par écrit dans une fenêtre de discussionIl ne prend pas les appels
Agent vocal IATéléphone, appels reçus et passésIl explique sa demande avec ses mots, même deux d’un coupComprend, répond selon vos consignes et vos documents, transfère ou appelleIl ne sait que ce que vous lui donnez : consignes et documents à tenir à jour

Voicebot ou callbot ? Le voicebot désigne tout assistant qui comprend la voix. Le callbot en est la version téléphonique. Un callbot est donc un voicebot, mais un assistant d’enceinte connectée n’appelle personne.

Callbot ou SVI ? Le SVI fait choisir l’appelant dans une liste. Le callbot lui demande ce qu’il veut. Certains SVI reconnaissent quelques mots, comme « comptabilité » ou « commande ». Cela reste un menu, dit à voix haute.

Et le chatbot ? Il suit la même logique, à l’écrit, sur votre site ou une messagerie. Chez Starleads, c’est le rôle de Marc sur le chat du site, quand Léa s’occupe du téléphone.

L’agent vocal IA est un callbot de dernière génération. Le terme sert à le distinguer des callbots à script.

Trois générations de callbots, et ce que chacune laisse passer

Les outils qui répondent au téléphone ont connu trois générations. Chacune règle un problème de la précédente. Aucune ne se passe de votre équipe.

Le menu à touches

« Pour un devis, tapez 1. Pour le suivi de commande, tapez 2. » Le SVI trie les appels sans personne pour décrocher. Il convient quand les motifs d’appel tiennent en trois ou quatre cases.

Ce qu’il laisse passer : la demande qui n’entre dans aucune case. L’appelant écoute tout le menu, choisit au hasard ou raccroche.

Le callbot à script

Il remplace les touches par des mots-clés et suit un arbre de décision. À chaque réponse prévue correspond une branche. L’appelant dit « commande », le callbot demande le numéro.

Ce qu’il laisse passer : la phrase que personne n’a prévue. « J’ai reçu ma commande, mais il manque un article » peut suffire à le bloquer. Chaque cas nouveau oblige à réécrire le script.

L’agent vocal IA

Il s’appuie sur un modèle de langage, la technologie des IA conversationnelles. Il comprend la demande telle que l’appelant la formule, pose les questions utiles et répond avec ses mots. Vous ne dessinez plus d’arbre : vous écrivez des consignes et vous lui donnez vos documents.

Ce qu’il laisse passer : ce que vos documents ne disent pas. Vous décidez alors de ce qu’il fait : prendre la demande, transférer l’appel ou dire qu’il n’a pas la réponse. C’est la génération de Léa, notre agent vocal IA, qui décroche vos appels et appelle vos contacts.

Comment fonctionne un callbot IA ?

À chaque prise de parole, un callbot IA enchaîne plusieurs étapes. L’appelant, lui, entend simplement une conversation.

  1. La transcription met par écrit ce que dit l’appelant.
  2. Le modèle de langage comprend la demande et prépare la réponse, dans le cadre de vos consignes.
  3. La base de connaissances lui fournit les faits : horaires, tarifs, conditions, questions fréquentes. Il y cherche les passages utiles au lieu de répondre avec des généralités.
  4. La synthèse vocale dit la réponse avec la voix que vous avez choisie.
  5. Le transfert passe l’appel à un conseiller quand vos règles le prévoient, avec le résumé de l’échange.
Ce qui se passe à chaque prise de parole d’un callbot IA
  1. L’appelantIl explique sa demandeLa transcription met par écrit ce qu’il dit, avec ses mots.
  2. Vos consignesLe modèle de langage comprendIl comprend la demande et prépare la réponse, dans le cadre de vos consignes.
  3. Base de connaissancesLes faits viennent de vos documentsHoraires, tarifs, conditions, questions fréquentes : il y cherche les passages utiles.
  4. Léa · TéléphoneLa réponse dite à voix hauteLa synthèse vocale la dit avec la voix que vous avez choisie.
  5. Votre équipeTransfert si vos règles le prévoientUn conseiller reprend l’appel, avec le résumé de l’échange.

Après l’appel, il laisse une trace : un enregistrement, une transcription et un résumé, classé par sujet. Vous voyez ce que demandent vos clients, et les questions restées sans réponse.

Chez Starleads, chaque étape tourne par défaut sur notre propre technologie, hébergée en France. Vos appels ne servent jamais à entraîner les modèles. Dès Starter, vous choisissez la voix de votre agent et réglez la prononciation des noms de votre métier. Tout est sur la page voix IA. Léa parle français, anglais, allemand, espagnol et italien.

Ce qu’un callbot fait bien, et ce qu’il ne doit pas faire

Un callbot rend service là où des appels restent sans réponse, ou là où votre équipe répète les mêmes informations. Ailleurs, il vaut mieux laisser la main à vos conseillers.

Il prend les appels que votre équipe ne peut pas prendre

Le soir, le week-end, à midi. Votre accueil est fermé, mais vos clients appellent quand même.

27 %

des appels reçus arrivent en dehors des heures d’ouverture, en moyenne

Les pics d’appels. Le pic d’appels entrants a lieu le jeudi entre 10 h et 11 h. À ces heures-là, plusieurs clients appellent en même temps, et chaque conseiller n’en prend qu’un. Chez Starleads, 1, 5 ou 10 appels sont pris en même temps, selon l’offre. Pour l’accueil, c’est le rôle d’un standard téléphonique IA.

Les appels sortants. Le callbot rappelle un lead qui vient de remplir un formulaire, relance un devis ou confirme un rendez-vous. Si personne ne répond, il rappelle, jusqu’à 4 tentatives chez Starleads. Quand le contact est intéressé, il le transfère à votre commercial.

Il laisse à votre équipe ce qui demande une personne

  • Les réclamations sensibles. Litige, résiliation, geste commercial : décrivez ces situations dans ses consignes. Il transfère l’appel avec le résumé, et le conseiller sait déjà de quoi il s’agit.
  • Les décisions qui engagent l’entreprise. Accorder un remboursement ou valider une exception reste le travail de votre équipe.
  • Les consignes floues. Un callbot applique ce que vous lui écrivez. « Réponds aux clients » ne suffit pas. Précisez ce qu’il peut dire, ce qu’il relève et quand il passe la main.

Un callbot n’est pas toujours la bonne réponse. Si vous recevez peu d’appels et qu’une personne décroche toujours, le gain reste faible. C’est aussi le cas si presque tous vos appels demandent une décision humaine.

Comment choisir et mettre en place votre callbot ?

Six questions à vous poser

  1. Quels appels lui confier ? Les appels reçus, les appels passés, ou les deux. Un seul outil pour les deux évite de régler deux logiciels.
  2. Doit-il comprendre une phrase libre ? Si vos motifs d’appel tiennent en trois cases, un menu peut suffire. Sinon, choisissez un agent vocal IA.
  3. Quand passe-t-il la main, et à qui ? Listez les situations à transférer et le numéro de chaque interlocuteur.
  4. Où trouve-t-il ses réponses ? Partez de ce que vous avez déjà : conditions générales, horaires, grille tarifaire, questions fréquentes.
  5. Comment les appels arrivent-ils chez lui ? Vérifiez que vous gardez votre numéro, et que vos clients continuent à composer celui qu’ils connaissent.
  6. Où vont les données de vos appels ? Demandez le lieu d’hébergement, la durée de conservation et si vos appels servent à entraîner des modèles.

Branchez, testez, suivez

Branchez vos appels. Un renvoi d’appel suffit, y compris en débordement quand votre équipe ne décroche pas. Chez Starleads, vous pouvez aussi importer votre numéro par une ligne SIP (téléphonie par internet), dès Starter. Pour comparer les installations possibles, lisez notre guide du standard téléphonique.

Testez avant d’ouvrir. Simulez des conversations : la question simple, la demande hors sujet, le client pressé, l’information absente de vos documents. Corrigez ses consignes, puis recommencez.

Tests de l’agent Léa dans l’espace Starleads : scénarios réussis ou échoués, critères vérifiés et transcription de la conversation simulée
Avant d’ouvrir la ligne, vous rejouez vos scénarios et voyez ce que l’agent réussit ou manque.

Suivez les premières semaines. Relisez les appels transférés et ceux qu’il n’a pas su traiter. Ajoutez à vos documents la réponse qui manquait. Chez Starleads, le taux de transfert s’affiche dans votre espace.

Annoncez l’IA dès le premier message

Votre interlocuteur doit savoir qu’il parle à une IA. Le règlement européen sur l’IA le prévoit à son article 50, pour les systèmes qui échangent directement avec une personne. Le plus simple est de le dire dans la première phrase.

« Bonjour, ici Léa, l’agent IA de (nom de votre entreprise). Que puis-je faire pour vous ? »

Ce rappel ne remplace pas un conseil juridique.

En résumé

Un SVI propose un menu à touches et un chatbot répond à l’écrit. Le voicebot désigne tout assistant qui comprend la voix, et le callbot en est la version téléphonique. Sa dernière génération, l’agent vocal IA, comprend une demande formulée librement et suit vos consignes.

Pour choisir, partez des appels qui restent sans réponse aujourd’hui et de ce que l’outil doit comprendre. Puis gardez votre équipe pour les cas qui demandent une personne. Pour entendre Léa sur un vrai appel, découvrez notre agent vocal IA.